mesquestionsdefille

Tu mérites

Tu mérites même pas ces mots de colère
Que j'écris malgré tout, pour me délivrer.
Tu mérites même pas cette douleur
Et ces larmes que tu fais couler.
Tu mérites encore moins mon coeur
Que tu as fini par écrabouiller.
Tu mérites même pas ma rage au ventre
Qui me donne envie de tout balancer.
Tu mérites pas que je baisse la tete
Et que je me laisse aller
Tu mérites même pas cette boulimie chronique
A qui je vais faire la nique.
Tu mérites pas ces heures ou je t'ai attendu
Ou je t'ai espéré, aimé ou voulu.

Tu ne mérites plus rien, tu n'es plus rien pr moi
Que cette rage et cette douleur froide et lancinante
Qui bientot ira rejoindre ces souffrances qu'avec toi j'ai partagées
Et qui n'ont pas réussi a me tuer.

Rien ne m'a détruit par le passé,
Ce n'est pas toi qui me feras mordre la poussière.
Jamais.

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Un cri

Un cri, de l'intérieur
Qui lui aussi, ne dépassera pas mon coeur.

Un cri qui retentit, la nuit.
De la douleur, de la fureur, de la jalousie.

Un cri, étouffé jusqu'au tréfond
Qui m'élance, surgit du plus profond.

Un cri, toujours ce cri qui résonne
Qui m'emporte au loin et bouillonne

Un cri, qui m'obsède et me tourmente
Il m'entraine vers le fond, me tente.

Un cri que je ne peux pas pousser
Qui reste là, simplement à me dévaster.

Un cri, un cri de délivrance
Qui un jour brisera mon silence

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Ecrire

 Ecrire, c'est un besoin irrépressible, une envie inévitable, un délire parfois inadmissible.

Ecrire, pour ne pas mourir, pour ne pas disparaitre, pour transpercer mon être, pour ré-apprendre à vivre.

Ecrire pour arracher la douleur, pour garder de la vie ses innombrables couleurs.

Ecrire pour être gagné par la rage, pour retrouver l'envie de rire, pour garder le courage de me relever et de sourire.

Ecrire pour ne pas sombrer, pour panser mes blessures, pour continuer d'exister, pour ne plus jamais baisser les yeux.

Ecrire pour retrouver la confiance, pour éviter l'absence. Ecrire pour reste moi-même, pour oublier que je t'aime. Ecrire pour oser redevenir celle que j'étais, pour ne pas me recroqueviller.

Ecrire pour montrer que je suis toujours la, meme si je ne t'oublie pas.
Parce que je ne suis pas morte.
Parce qu'enfin, je deviendrai forte.

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Coeur à corps, Corps à coeur

Sensuelle, rebelle,
La danse du corps à corps est souvent faite de dentelle...
Charnelle, pourquoi pas éternelle
Avec toi, elle est toujours belle...

Charmant,  envoûtant,
Mon désir pour toi est étonnant....
Tes mains glissent doucement
Sur mon corps déjà brûlant...

Et nos deux cœurs s'emballent
Quelques gémissements à la place des râles...
Notre Amour s'écrit en lettres capitales
Aux frontons des cathédrales...

Un silence seulement troublé
Par le bruit des draps froissés,
Et nos deux souffles liés
Dans de tendres baisers....

Viens au creux de moi,
Je me donne totalement à toi
Sans peurs et avec la Foi
Pour l'homme en qui je crois...

Fais moi l'amour comme je veux te le faire
Encore et toujours, jusqu'à perdre nos repères...
Que je sois guidée par toi, mon partenaire
Sur le chemin du délice et du plaisir aux tendres enchères...

Et puis fatigués par tant de jouissances
Nos deux corps enlacés sortiront de la transe
Nous nous endormirons, comblés, pour une nuit d'insouciance
Où je n'aurai plus peur de ce sentiment de profonde errance...

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Mourir sur scène

Je voudrais mourir sur scène
Eclater en milliers de bulles de savons
Ne faire qu'un avec l'Eternel
Mourir en chansons
Donner ma Vie au théâtre,
Ne vivre pleinement que sur les planches
Ange au teint d'albâtre,
Regarde tes drogués, donne leur leur chance
Jouir du pouvoir de la scène
Innocente enfant qui s'entraîne
A dire correctement son texte,
A le jouer sans prétexte.
Mais on ne joue pas au théâtre
On vit, petit albâtre.
Tu pleures parce que tu es triste
Tu ris car tu n'es pas actrice.
Je voudrais mourir sur scène
Et leur dire que je les aime
Je vis je vis, laisse moi vivre
Laisse moi mourir
Dans ce lieu que j'aime tant
Je voudrais mourir sur scène, hommage
Adieu à ceux qui, comme moi,
Mon enfant, sont sages
Et savent que ce n'est pas nous qui choisissons
Mais le théâtre qui nous fait être nous-mêmes
Je voudrais mourir sur scène
Et ne faire plus qu'un avec cet Eternel.

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